Fin du silence. C’est finalement par le biais d’une tribune au vitriol publiée le 23 février dans les colonnes du Sunday Times, un journal sud-africain, que Joseph Kabila a fait son retour médiatique après plusieurs années de silence. À cette première sortie très commentée ont succédé, en mars, un entretien avec des journalistes de la télévision namibienne et une conférence de presse en Afrique du Sud. Une exposition médiatique presque déroutante venant d’un homme qui, depuis son départ du pouvoir en 2019, n’avait pas accordé la moindre interview. « Le temps du silence est passé », justifie l’un de ses visiteurs auprès de Romain Gras. Notre journaliste analyse le retour politique du « raïs ».
Stratégie. Selon ses proches, qui refusent de parler d’un retour à la vie politique – l’ex-président ne l’aurait, selon eux, jamais quittée –, ces interventions ne sont qu’un élément d’une offensive plus large qui répond à deux objectifs : préserver ce que Kabila considère comme son héritage politique, et peser sur les processus de médiation. « Il a laissé le régime actuel déployer sa gouvernance afin que le peuple puisse juger sur pièces », résume l’un de ses anciens ministres, pour qui « il est clair que le chaos s’est imposé ».
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